Documentaires
Romain Claris aborde le documentaire comme une immersion profonde et engagée, explorant l'intimité des artistes et des personnes qu'il rencontre. Qu'il filme la danse, l'artisanat, la transmission culturelle ou des initiatives sociales et environnementales, il met en lumière les gestes, les savoir-faire et l'humanité, alliant sensibilité poétique et portée pédagogique.
- 14th International Documentary Festival of Ierapetra & Awards
- Cyprus Dance Film Festival
- Delhi Short and Documentary Film Festival
- Ethnografilm Paris
- Festival international Jean Rouch / Jean Rouch International Film Festival
- Fundamentally Dance International Film Festival
- Ghent Viewpoint Documentary Film Festival
- Hindsight Film Festival
- InShadow
- Master of Art Film Festival 2027
- MosDocFest International Documentary Film Festival
- Mumbai Short and Documentary Film Festival
- Rome International Documentary Festival
- World Documentary Festival
Dans l’intimité de son atelier parisien, Petia Iourtchenko confectionne une jupe commandée pour la scène. Des mètres de tissu, le choix d'une couleur, la difficulté de la soie, des gestes précis mais intuitifs… À travers ce travail minutieux se dessine bien plus qu’un costume : une mémoire, une identité et une manière de transmettre.
Ancien danseur et chorégraphe, Petia sait bien qu’une jupe ne peut danser qu'avec l’interprète qui la porte. Elle doit dialoguer avec le corps, la musique, la lumière et la chorégraphie. Elle doit révéler un caractère et faire exister un personnage. Elle fait partie de l'enjeu artistique.
Mais cette confection raconte surtout une histoire. A son origine, une vieille jupe rapportée du monde du ballet soviétique, démontée pour en comprendre les secrets, puis réinventée pour devenir une création singulière, et profondément rrom. Petia ne cherche pas à reproduire une tradition figée : il la fait vivre, la transforme et la transmet.
La caméra de Romain Claris explore ainsi ce qui se transmet réellement d’une génération à l’autre : des actes, des techniques, une exigence, mais surtout une liberté de créer. Car apprendre, pour Petia, ce n’est pas copier. C’est recevoir les outils, être poussé, puis trouver sa propre voix.
Au fil de la fabrication, la jupe prend vie. Elle devient le prolongement d’une chorégraphie, d’une musique, d’une lumière, d’un corps. Et derrière cet objet spectaculaire apparaît une philosophie : créer, c’est partager. Donner un peu de beauté et de joie à quelqu’un, laisser une trace, même fragile, pour que quelque chose de soi continue à vivre.